Le gymkhana au Québec

Le monde du gymkhana québécois est assez peu connu du grand public. Demandez à des gens dans la rue s’ils connaissent les rodéos comme celui de Saint-Tite ou les concours complets classiques comme au parc équestre de Bromont et les chances qu’ils vous disent qu’ils connaissent ça, ou qu’ils sont même déjà aller y assister, sont assez grandes. Mais demandez s’ils ont déjà entendu parler de gymkhana et ils vont sûrement vous regarder avec des points d’interrogation dans les yeux!

Selon moi, le gymkhana est le moyen par excellence de commencer les compétitions lorsqu’on est plus jeunes, mais aussi de se préparer à la compétition plus ardue des rodéos si on aspire à se rendre là. C’est aussi une place où on peut compétitionner à un calibre moins élevé que les rodéos, où tout le monde a sa place et où c’est considéré comme étant un peu plus “amateur”, même si beaucoup de gens faisant partie des associations sont presque de calibre professionel! C’est une façon de compétitionner qui entraîne moins de frais aussi, pour les inscriptions et le gaz, entre autres. Donc, aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler un peu du gymkhana au Québec, pour ceux d’entre vous qui ne connaissent peut-être pas cet environnement de compétition moins populaire, mais qui prend tout de même beaucoup de place au travers de notre province.

Merci à Madison Tessier qui m’a donné l’idée d’écrire cet article!

LE GYMKHANA AU QUÉBEC

Pour commencer, le gymkhana au Québec est un peu méconnu du grand public, parce qu’il s’agit de compétitions qui sont souvent plus petites, où l’on accueille moins de spectateurs et où les classes sont souvent moins “impressionnantes” qu’aux rodéos. Les rodéos sont des spectacles en soi, et les gymkhanas sont plus des compétitions régulières, à mi-chemin entre une compétition amicale et un rodéo. Le gymkhana donne place à tous les types et calibres de cavalier. Il y a des classes débutants, d’autres pour les jeunes de 18 ans et moins, ainsi que différents jeux, comme les barils, le slalom, l’aller-retour, le trou de serrure, le relais, ainsi que quelques autres. Souvent, des associations de gymkhana font partie de rodéos en faisait des classes durant la journée, avant les performances de rodéo du soir.

Comme je l’ai mentionné plus haut, les gymkhanas sont un excellent endroit pour commencer dans ce sport, et c’est parfait pour les jeunes qui veulent commencer les compétitions. J’ai personnellement commencé de cette façon, en participant aux petits concours écoles chez Jessy Dufresne quand je prenais mes cours là-bas, ensuite en participant à l’AWP à ce même endroit. C’est là que ma passion pour la compétition western a pris le dessus, moi qui montait en classique auparavant, et depuis 2014 j’évolue par moi-même dans la course de barils. Je crois que le gymkhana est une excellente façon de faire découvrir le sport aux jeunes, de les préparer à performer et de leur apprendre à avoir un bon esprit sportif.

Les belles soirées d’été en show sont irremplaçables ✨

Au Québec, il existe une panoplie d’associations de gymkhana au travers des différentes régions de la province. Il y a des associations pour tous, peu importe d’où vous venez! Il suffit de s’informer et de trouver les associations près de chez nous et qui nous interpellent. Les principales associations québécoises de gymkhana sont l’association western de Portneuf (AWP), l’association régionale équestre mauricienne (AREM), l’association régionale équestre western de Lanaudière (AREWL), l’association équestre de la Vallée Rocheuse (AEVRO), l’association équestre régionale western du Sud-Ouest gymkhana (AERWSOG), l’association de gymkhana Richelieu Yamaska (AGRY), l’association équestre de l’Est du Québec (AEGEQ), ainsi que plusieurs autres associations locales comme le club de barils de Charlevoix ou le club équestre western Rive-Sud. Il y en a probablement beaucoup plus que ça, mais ce sont celles que je connais!

En début de saison, les associations sortent leurs dates de compétition pour l’été, et on peut trouver des calendriers regroupant toutes les associations sur les réseaux sociaux. Ça permet de bien planifier son été et de choisir quel parcours on prendra en fonction de notre budget et de ce qu’on veut faire comme route durant la saison.

En plus des associations de gymkhana, il y a aussi les rodéos qui organisent, la plupart du temps, des grands prix de barils au travers des slacks et performances de rodéo. En temps normal, ils sont ouverts au public, et tous peuvent y participer. Pour participer à des compétitions de gymkhana, il suffit de trouver les dates auxquelles on veut participer, de mettre les chevaux dans le trailer, et d’y aller! En temps normal, on peut arriver dans la journée le vendredi pour s’installer pour la fin de semaine. En arrivant sur place, il y a normalement un prix à payer pour le terrain (parfois on vend des bracelets pour chaque personne à la place), ensuite on fait nos inscriptions pour la journée ou pour la fin de semaine, et il ne reste plus qu’à attendre son tour! On peut s’inscrire au nombre de classes qu’on veut, mais c’est toujours une seule fois par classe avec le même cheval.

Le gymkhana au Québec est un sport incroyable, où on se sent à sa place et où on peut apprendre et grandir dans le monde de la compétition équestre. J’espère vous en avoir fait connaître un peu plus sur ce milieu, pour ceux qui ne le connaissaient pas ou très peu, et que ça vous donne envie d’essayer! On se croisera peut-être sur le circuit dans les prochaines années, qui sait?

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