J’ai hésité pendant un bon moment avant de publier cet article là car ça peut paraître vraiment banal pour quelqu’un qui n’a pas vécu quelque chose de similaire. Mais je me suis dit que pour ceux qui peuvent relate, et pour moi aussi, parce que c’est quelque chose qui m’a affecté probablement plus que ça aurait dû, ça valait la peine de le partager. Si ça peut donner un peu d’espoir ou un conseil à quelqu’un, mission accomplie!
Vous avez peut-être (ou pas) remarqué que je publie moins ces temps-ci, autant des photos/storys que des articles. C’est pas parce que le temps ou l’envie me manque, mais tout simplement parce qu’avec l’hiver qui est arrivé et mon manque flagrant de buts et de motivation avec mon cheval, je savais plus trop quoi dire ou publier. J’écris toujours mes articles en fonction de mes expériences, de mes découvertes, de mes inquiétudes ou de mon vécu. Donc quand y a rien de tout ça qui se passe, parce le monde entier est sur pause et parce que ma vie a pas mal basculé dans les 6 derniers mois, ça donne pas grand contenu à développer et à partager. En plus, dans les dernières semaines, j’ai rencontré un problème avec mon cheval que je pensais bien acquis depuis des années. Ça pèse sur le moral quand quelque chose que tu pouvais faire normalement pendant autant de temps, du jour au lendemain, tout est à recommencer.
Mais c’est pas dans ma nature de me laisser décourager ben longtemps.
Voici donc un p’tit article différent de mes habitudes, un partage d’une expérience qui peut paraître niaiseuse mais qui a été assez rough sur le moral pour moi, qui, je l’espère, pourra vous rappeler l’importance des petites victoires et de savourer le moment présent quand on est avec nos poilus préférés.
*Note : c’est écrit au présent, mais ça date d’il y a quelques semaines, car comme j’ai dit au début, j’ai hésité avant de le poster*
LES PETITES VICTOIRES
Avant aujourd’hui, ça faisait je pense plus d’un mois que je n’avais pas été en trail. Pas que je voulais pas, mais Saph voulait pas. J’en entends déjà plusieurs se dire « ouin mais, c’est toi qui est sensé décider où aller, pas ton cheval? ». Je sais ben, mais venez vous ostiner avec Saph si vous voulez, c’est le cheval le plus « bucké » que je connais (on dit que les chevaux sont les miroirs de leurs propriétaires… faque en gros j’suis dans marde).
Depuis la fin de la chasse, quand les sentiers ont réouvert, Saph voulait rien savoir de passer la côte pour aller dans les trails derrière l’écurie (pour se rendre dans le bois, on doit descendre une pente plutôt raide puis remonter de l’autre côté pour se rendre dans un champ, le bois est à environ un peu moins d’un kilomètre de la côte).
J’ai passé beaucoup de temps à gosser pour essayer d’y aller, pendant une semaine il voulait rien savoir, j’ai même traversé la côte à pied une fois, mais le lendemain, rien n’avait changé. Je ne comprenais pas pourquoi, à part peut-être parce qu’il aurait entendu des animaux sauvages ou même des coups de feu lointains pendant la chasse, mais reste que son enclos est assez loin du début de la trail, ça aurait pas dû le traumatiser à ce point-là.
Après ça, quelques autres personnes de l’écurie m’ont dit que leur cheval était nerveux ou avait peur dans la côte, alors que d’habitude ils n’avaient aucun problème, donc j’ai enfin pu comprendre que Saph est pas fou, il est juste ben bucké et quand il a peur, il refuse carrément d’avancer (pour ceux qui l’ont déjà vu refuser d’entrer dans la chute en show, vous devez comprendre de quoi je parle). Après avoir compris ça, ça m’a pris 3 jours de suite à passer au moins une bonne demi-heure à faire un pas en avant, reculer, avancer, refuser de marcher en ligne droite (mais en pas de côté, pas de problème?), j’ai fini la première journée en bas de la côte en pas de côté. La deuxième journée (hier), j’ai réussi à me rendre au début de la remontée en marchant en ligne droite (wow), et aujourd’hui j’ai enfin réussi à traverser et à faire le champ, pour ensuite me rendre dans le bois. C’est niaiseux, mais j’en avais presque les larmes aux yeux. J’avais l’impression de repartir à zéro, d’avoir perdu quelque chose de bien acquis depuis longtemps, ça m’a vraiment découragée de plus pouvoir aller faire mes p’tits entraînements de cardio dans l’bois, comme je faisais régulièrement, été comme hiver, avant la chasse cette année, depuis maintenant plus de 5 ans.
Jamais j’aurais pensé devoir re-désensibiliser mon cheval à aller en trail après avoir passé 6 ans à la même écurie. Mais ça m’a juste rappelé à quel point ces bibittes là sont imprévisibles et ont vraiment leur propre volonté. Surtout quand t’as un cheval avec une aussi grosse tête de cochon que la tienne.
Mais bref, la morale de cette histoire c’est que les petites victoires, c’est tellement précieux, et prendre le moment de s’arrêter pour les apprécier, ça vaut la peine. Que ce soit vaincre une peur inexpliquée comme dans mon cas, ou réussir à améliorer son 2e baril quand c’est celui avec lequel on rush le plus, ou réussir à attraper son cheval au champ alors qu’avant il se sauvait, peu importe, je trouve ça important de prendre un moment pour apprécier le chemin qu’on fait au jour le jour, et surtout, d’essayer de ne rien prendre pour acquis malgré tout. C’est vraiment too much comme post aujourd’hui, mais j’espère que vous allez prendre le temps de réaliser le chemin que vous avez fait et continuez de faire![]()
C’est tout pour cet article assez atypique pour moi! Aimez-vous ce genre d’article? Ou préférez-vous les articles informatifs que je fais normalement? Laissez-moi savoir!

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