Les fameuses aides naturelles! Tout le monde doit les connaître, mais est-ce que tout le monde les utilise assez, ou bien?
Les jambes et les mains sont assez de base pour monter à cheval, mais utiliser sa position, son regard et sa voix pour diriger son cheval est un peu plus complexe, et ça ne vient pas toujours naturellement pour tous, mais c’est tout aussi important. Selon moi, les aides naturelles sont des outils exceptionnels pour contrôler, diriger et vraiment faire équipe avec son cheval. Elles devraient être privilégiées dans tous les aspects de l’équitation, tant pour le travail au sol, à la longe ou en selle. Pour la course de barils, elles sont tout aussi essentielles!
Je crois que les aides naturelles sont aussi le moyen par excellence pour faire des belles runs de barils. En plus ou moins 15 secondes, il est plus facile de penser à son corps qu’à des outils externes, comme les whips ou les éperons. Je ne dis pas de ne pas les utiliser, mais de prioriser les aides naturelles, avant d’utiliser les artificielles. En plus, enregistrer nos mouvements dans notre mémoire musculaire est plus facile lorsqu’il s’agit seulement de parties de notre corps, selon moi! C’est aussi important de prendre chaque cheval comme l’être unique qu’il est : un cheval peut très bien fonctionner aux jambes seulement, tandis qu’un autre va mieux avec des éperons, par exemple. C’est du cas par cas, mais je crois quand même fermement que tous les chevaux devraient être entraînés d’abord pour répondre aux aides naturelles, puis utiliser les aides artificielles pour plus de précision, entre autres.
Voici donc l’importance des aides naturelles pour la course de barils!
L’IMPORTANCE DES AIDES NATURELLES POUR LA COURSE DE BARILS
- La position
L’assiette est plus qu’essentielle pour effectuer des runs fluides et pour faire équipe avec son cheval dans les 15 secondes qu’on a pour performer. On peut facilement apprendre au cheval à répondre à notre position, par exemple, à accélérer quand on se penche vers l’avant et ralentir quand on recule notre corps. Ça peut nous aider grandement dans une run pour contrôler la vitesse, sans pour autant avoir besoin de tirer ou whipper excessivement, ce qui prend beaucoup de notre attention, et pourrait nous coûter quelques centièmes. S’asseoir au baril est chose commune, mais c’est selon moi assez important pour que le cheval s’asseoit également et prenne bien son virage.
De plus, on peut utiliser son bassin pour soulever les épaules. Sans s’en rendre compte, en faisant des contre-arqués, on pivote notre corps. À la longue, le cheval finit par associer ce mouvement de bassin à soulever son épaule. C’est très utile à l’entraînement pour contrôler les épaules et s’assurer qu’on a un cheval droit en tout temps, sans pour autant utiliser seulement ses mains et ses jambes. Ça crée un tout qui fonctionne bien ensemble!
- Le regard
Je l’ai déjà dit et je le dirai toujours : regarde où tu vas! Les chevaux sont très à l’écoute de notre regard, puisque lorsqu’on regarde dans une direction, notre corps se positionne de façon à guider le cheval dans cette direction, même sans qu’on s’en rende compte. Ça semble presque instinctif pour le cheval d’aller là où on regarde, parce que notre regard entraîne mouvement de notre corps, de nos mains, et de nos jambes. Plus on entraîne en regardant où on va, plus notre cheval va assimiler d’aller dans la direction de notre regard, donc rendu dans notre run, si on regarde bien où on veut aller, notre cheval va instinctivement y aller. Ça peut nous aider à mieux fermer nos barils et à vraiment nous concentrer sur où on doit aller.
- La voix
On peut utiliser notre voix pour parler à notre cheval pour arriver à ce qu’il accomplisse ce qu’on veut. Par exemple, utiliser le « woah » pour ralentir ou s’arrêter, les becs pour accélérer, le « eille » pour corriger quelque chose, et bien plus! On peut aussi parler à notre cheval pour évacuer notre propre stress, ou pour le rassurer lui dans des moments intenses. Personnellement, dans ma petite routine pré-run, je parle toujours à mon cheval, je trouve que ça me permet de décrocher un peu et de me rappeler que mon cheval est plus important que tout le poids de la compétition que j’ai sur les épaules. Donc la voix est aussi importante pour encourager ou corriger son cheval que pour réduire notre stress ou focuser sur notre run qui s’en vient. Bref, on peut utiliser notre voix de plusieurs manières, suffit de trouver celle qu’on préfère, et de l’exploiter!
- Les jambes
C’est assez « de base » de dire qu’on a besoin de nos jambes pour monter à cheval. Elles sont pas mal dans le top des choses importantes pour bien rider! On les utilise pour accélérer, diriger, encadrer et replacer son cheval, pour bien se tenir et pour maintenir son équilibre aussi. Il va de soi qu’elles sont aussi utiles à la course de barils. On s’en sert pour déplacer la cage thoracique et les hanches, pour rapetisser ou élargir ses cercles autour de ses barils, pour soutenir notre cheval dans ses virages, et pour rester bien assis en équilibre pour laisser le cheval travailler en le suivant bien avec notre corps. Les jambes sont donc esssentielles!
- Les mains
Après les jambes, je dirais que les mains sont pas mal aussi la base de l’équitation. C’est le premier moyen qu’on apprend pour diriger son cheval lorsqu’on commence à prendre des cours. On nous apprend les différents effets de rênes et comment les utiliser pour arriver à faire aller le cheval où l’on veut. Avec le temps, on apprend à les utiliser non seulement pour diriger, mais aussi pour réguler ses virages, pour soulever les épaules et pour ramener le nez de notre cheval, par exemple. Il est important d’avoir les mains aussi douces que possible. Ce n’est pas toujours facile, et ce n’est pas donné à tout le monde, mais c’est important pour ne pas interférer avec le travail du cheval, et pour ne pas coûter du temps parce qu’on tire sans s’en rendre compte, faisant ralentir le cheval en même temps. C’est pas toujours facile à accomplir, mais ça vaut la peine de travailler fort pour y arriver.
- Les aides artificielles
Les fameuses aides artificielles : elles peuvent être utilisées sans problème, mais, selon moi, pas pour remplacer les naturelles! Elles ne doivent pas remplacer un manquement dans l’entraînement ou une incapacité du cavalier dans une run. Personnellement, j’ai une whip, et souvent des éperons, mais je n’en abuse pas. Je m’en sers au besoin, mais en temps normal, mon corps, mes jambes, mes mains, mon regard et ma voix font en masse la job. Je ne dis pas de ne pas les utiliser par contre! Chacun sa méthode, mais ça reste mon opinion.
Par contre, j’ai du mal à comprendre les gens qui utilisent la whip, mais qui n’utilisent pas du tout leurs jambes ou leur corps. Par exemple, je vois beaucoup de gens qui débutent qui se mettent à whipper dès qu’ils sortent d’un baril, mais ça les débalance complètement et ils ne regardent plus où ils vont, ou ils se penchent vers l’arrière en whippant. Ça peut être mêlant pour le cheval, qui se fait dire d’accélérer et de ralentir en même temps, donc au bout de la ligne, on gagne pas vraiment de temps comme ça à mon avis! Dans ce cas-là, ce serait probablement mieux de se concentrer sur son regard, ses mains et son assiette, car si on est déséquilibré en whippant, ça ne sert à rien, le cheval sera plus confus qu’autre chose. Selon moi, on devrait travailler sa position, son équilibre et sa force en selle avant de commencer à utiliser une whip. Vous remarquerez que les meilleures barrel racers, au Québec, au Canada ou même aux États-Unis, utilisent souvent une whip, mais lorsqu’elles le font, elles avancent leur corps pour inciter le cheval à accélérer aussi, et elles regardent où elles vont. Ça donne tous les signaux au cheval pour augmenter sa vitesse, et c’est une recette gagnante de cette façon!
En gros, pour faire des belles runs de barils, il faut pouvoir faire équipe avec son cheval. Le meilleur moyen selon moi pour y arriver est d’utiliser au maximum les aides naturelles, au minimum les artificielles, et de faire tout ça dans le respect de notre monture.
Voilà donc mon opinion sur l’importance des aides naturelles pour la course de barils! Êtes-vous d’accord avec moi? Y-a-t’il certains points avec lesquels vous n’êtes pas d’accord? Laissez-moi savoir, il me fera plaisir de connaître votre opinion sur le sujet! Je crois que tout le monde a droit à son propre opinion, tant qu’il est exprimé avec respect et en restant ouvert d’esprit.
Aussi, si vous avez des suggestions pour des prochains articles, n’hésitez pas à me les envoyer! Il me fera plaisir de faire mes recherches sur de nouveaux sujets qui vous intéressent.

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