La confiance en soi pour les barrel racers (et comment mieux gérer son anxiété de performance)

Une chose dont on ne parle pas vraiment et qui passe un peu sous silence dans le monde de la compétition, mais qui est d’autant plus présent et important, selon moi, est la confiance en soi en tant que compétiteur. Même s’il est normal de douter de soi et d’être stressé à l’idée de performer, quand ça devient récurrent, ça devient rapidement un problème et ça peut affecter nos performances, notre mental et notre motivation à continuer.

J’ai décidé de m’ouvrir à vous aujourd’hui, en ce qui trait à la confiance en soi, l’anxiété de performance et au mental game. Ce ne sera nécessairement pas facile pour moi, mais ça m’aidera à continuer mes efforts pour m’améliorer et j’espère aussi vous aider en même temps. Je fais cet article majoritairement car j’ai besoin de mettre mes pensées par écrit, et parce que j’espère que mes problèmes, mes solutions, mes réalisations et mon cheminement pourront aider au moins l’un d’entre vous.

L’anxiété et le manque de confiance en soi sont des problèmes qui m’affectent toujours, de près ou de loin, dans la plupart des facettes de ma vie, en compétition surtout. Ce sont des choses sur lesquelles je me suis promis de travailler pendant l’hiver 2019-2020. Je crois avoir fait un bon bout de chemin jusqu’à maintenant, même s’il me reste encore bien des défis à surmonter. En voici donc un peu plus sur la confiance en soi, l’anxiété de performance en tant que compétiteur et le mental game de la compétition équestre, en espérant que cela vous aide à être plus dans le moment présent pour mieux performer cet été!

LA CONFIANCE EN SOI POUR LES BARREL RACERS

La confiance en soi

La confiance en soi et l’estime de soi vont de pair, et si ce sont des choses avec lesquelles on a de la difficulté dans notre vie de tous les jours, il n’est pas rare que ça vienne affecter nos performances en tant que cavalier et compétiteur.

Une saison de compétition, tout comme l’entraînement de nos chevaux à l’année longue, est remplie de hauts et de bas, de victoires et de défaites, de moments de bonheur et de déceptions. C’est notre manière de faire face aux difficultés et aux problèmes qui est importante. Pour mieux faire face à l’adversité, mieux se gérer en compétition et en général se sentir mieux et en contrôle, il faut travailler sur sa confiance en soi. Il faut savoir laisser de côté ce que les gens peuvent penser de nous et ce qui se passe autour lorsqu’on compétitionne. C’est plus facile pour certains et plus difficile pour d’autres, mais si on à autre chose qu’à nous, notre cheval et notre performance, et que notre tête est ailleurs, focusée sur les potentiels opinions des autres compétiteurs et des spectateurs, ça devient impossible d’être complètement présent pour préparer et effectuer sa performance. Il faut aussi savoir ne pas être trop dur avec soi-même, et faire son possible. Évidemment, il y aura des jours, des semaines ou des mois plus faciles que d’autres, mais ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter d’essayer. C’est important de se laisser du temps!

Une chose qui m’a beaucoup aidée à me donner un petit boost de confiance en moi ces dernières semaine est de regarder mes runs de la saison dernière. J’ai tendance à focuser sur le négatif, à me rappeler beaucoup plus des fois où mon cheval n’est pas rentré dans la chute, où on a fait tomber des barils, etc, et de ne presque jamais penser à toutes les autres fois où tout allait bien, quand mon cheval rentrait dans la chute comme si de rien était, quand on a fait des belles runs clean et amélioré nos temps. Quand j’ai regardé toutes mes vidéos et tous mes souvenirs, j’ai réalisé que les fois où ça avait mal été comptaient peut-être pour seulement 10-15% de toute ma saison! C’est tellement facile de tomber dans ce piège : on se concentre tellement sur le négatif parce qu’on veut s’améliorer, qu’on en oublie le positif.

Une autre chose qu’on oublie parfois, c’est l’importance de faire confiance à son cheval. C’est une autre chose que je me suis rendue compte en réfléchissant beaucoup sur moi-même cet hiver. Mon cheval connaît sa job, il me fait des beaux barils 75% du temps, 15% il coupe sa ligne au 2 et au 3, et le 10% restant ça va mal ou il ne rentre pas. C’est toujours bien 90% du temps où on fait une run au complet, sur le sens du monde! Donc pourquoi je pense toujours seulement au 10% où il n’est pas rentré dans le ring, qu’il n’était pas à mon écoute, ou les rares fois où notre run était médiocre? Après m’être rendue compte de ça, j’ai pris la décision de prendre de la confiance en moi tout en ayant plus confiance en mon cheval, car après tout, on est une équipe, et on doit se faire confiance l’un l’autre pour avancer dans la bonne direction. S’il sent que je n’ai pas totalement confiance en lui, ou que je ne lui fait confiance que la moitié du temps, comment pourrait-il se sentir en confiance et performer au top de son potentiel?

Un livre qui peut aider à mieux comprendre et appliquer des trucs pour aider sa confiance en soi est The Confident Barrel Racer, écrit par Heather Smith de Barrel Racing Tips.com. Je ne l’ai pas lu au complet encore, mais les premiers chapitres présentent des points assez intéressants à réfléchir. Sinon, simplement se rendre compte que notre cheval a besoin de nous en compétition, qu’il a besoin de sentir qu’on est présent et confiant en nos capacités, c’est déjà un pas dans la bonne direction.

L’anxiété (en général et de performance)

Je veux commencer cette section par dire que je n’ai pas de diagnostic d’anxiété, je ne suis pas non plus une professionnelle de la santé mentale. Je suis par contre une personne assez anxieuse dans la vie de tous les jours, et cet état mental me suit partout où je vais, en compétition également. Donc ce que je vais dire ici relève simplement de mes pensées et de mes expériences, et de recherches que j’ai fait sur le sujet dans les dernières années.

Être anxieux, c’est avoir des pensées irrationnelles constamment, c’est être trop dans sa tête et imaginer tous les scénarios possibles, c’est vivre dans le passé et le futur plus que dans le moment présent, c’est être perfectionniste par peur de l’échec. C’est aussi tellement plus que ça, mais ce sont les aspects qui me touchent le plus, et qui touchent le plus la compétition, à mon avis.

Lorsqu’on compétitionne, c’est normal d’être stressé. C’est le point culminant de toutes les heures qu’on a passé à entraîner notre cheval et à perfectionner nos techniques pour améliorer nos performances. Il y a beaucoup de gens qui nous regardent, contrairement à lorsqu’on entraîne à la maison. On est dans un endroit différent qu’à la maison, un ring qu’on ne connaît pas. On ne connaît nécessairement le type de footing, le type de chute, la grandeur du manège. Vient aussi avec tout ça le stress du transport, trouver un parking, être capable de reculer son trailer. Arriver à temps pour sa go, pas trop tôt ni trop à la dernière minute. Il faut connaître son ordre de passage, et être prêt à performer une fois notre tour venu. Coudonc, je suis sensée être relaxe pour ma run avec tout ça?

Même si c’est normal d’être stressé, ce n’est pas normal de permettre à toutes ces pensées nous accaparer, et ce n’est pas normal de penser plus à tout ça qu’à notre cheval et notre performance qui s’en vient. De là l’importance de trouver des moyens pour se concentrer et laisser ses pensées de côté, pour être dans le moment présent et se concentrer seulement sur ce qui s’en vient dans nos 15-20 secondes de run.

J’ai trouvé deux choses qui m’aident pour ça. La première est le livre Mind Gym, dont je parlerai plus en détail dans la section suivante, mais ce livre est rempli de trucs et de concepts qui nous amènent à changer de perspective sur certaines choses liées à la compétition. La deuxième est de méditer régulièrement. L’idéal serait de le faire 1 fois par jour, mais je n’ai pas toujours le temps ou l’envie de le faire, donc je le fais depuis quelques mois à raison d’environ 4 fois semaine, et ça m’aide énormément. Je suis le genre de personne qui a toujours le hamster qui tourne à 100 miles à l’heure dans ma tête, je pense constamment à quelque chose. En pratiquant certaines techniques sur l’application Headspace, je suis maintenant capable de mieux me concentrer sur le moment présent. Ça fait du bien, et j’espère sincerèrement être capable d’utiliser cette technique en compétition cet été. Beaucoup d’autres techniques et diverses méditations sont offertes sur l’application, si jamais vous voulez y jeter un coup d’oeil!

Le mental game

Le mental game est un peu ce qui boucle la boucle entre l’anxiété de performance et la confiance en soi. Être dans un état mental idéal permet de se concentrer sur sa performance et de bloquer les pensées négatives, nous permettant ainsi d’être dans le moment présent et de croire en nos capacités. C’est important de comprendre qu’une grande partie du sport se passe dans notre tête. On dit souvent que le sport, c’est 10% physique et 90% mental. C’est donc primordial de travailler sur son mental pour améliorer ses performances, sa concentration, sa présence dans le moment, son positivisme et aussi sa confiance en soi.

Ce qui m’a beaucoup aidé à travailler sur mon mindset cet hiver est ma lecture du livre Mind Gym. Ce livre est tellement un outil indispensable pour bien comprendre et travailler son mental game, il est rempli de trucs, d’exercices, de différentes perspectives et de faits vécus par l’auteur et ses clients. Rodeo and Things a un excellent article qui détaille le contenu du livre, je vous laisse aller le lire si vous voulez plus de détails : https://rodeoandthings.com/2016/11/03/la-meilleure-lecture-de-chevet/. C’est grâce à cet article que j’ai découvert le livre, et je ne regrette aucunement mon achat!

J’ai aussi beaucoup apprécié les capsules vidéos faites par la présidente de MSport6 Apparel, Monique Vek, sur différents sujets liés au mental game. Plus particulièrement, celle-ci https://www.youtube.com/watch?v=IMyNdRfs7TQ a vraiment changé ma perspective sur différents aspects de mon stress de compétition. La série Today’s The Day est assez intéressante et variée. Les vidéos sont simples, faciles à comprendre et short and sweet!

J’espère sincèrement que si vous vivez les mêmes situations que moi dans votre vie de tous les jours, mais surtout en compétition, que cet article vous aura aidé à trouver certains trucs ou à avoir une perspective différente sur la confiance en soi et l’anxiété de performance. Si vous avez vos propres trucs qui vous aident en compétition, j’adorerais les connaître! N’hésitez pas à me les envoyer par message privé ou dans les commentaires de cet article. Merci beaucoup d’avoir pris le temps, merci pour votre compréhension, merci d’être là! J’espère que vous avez apprécié votre lecture.

Une réponse à « La confiance en soi pour les barrel racers (et comment mieux gérer son anxiété de performance) »

  1. […] Après la santé mentale vient la préparation mentale. Les exercices de visualisation, de préparation, de respiration et de grounding peuvent aider grandement à gérer son stress avant nos runs. J’en parle dans quelques-uns de mes articles, notamment L’importance du mental pour la compétition et La confiance en soi pour les barrel racers (et comment mieux gérer son anxiété de performanc…. […]

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