Je ne viens pas d’une famille qui est dans les chevaux, donc mes débuts se sont faits avec des cours, des camps de vacances d’équitation, des concours écoles et inter-écoles ainsi qu’avec des amies qui avaient la même passion que moi autant au primaire qu’au secondaire. J’ai passé près de 10 ans à apprendre tout ce que je pouvais pour me préparer au jour où j’aurais enfin mon propre cheval.
J’ai eu la chance d’apprendre dans une excellente écurie, au centre équestre Jessy Dufresne à Saint-Augustin-de-Desmaures, où j’ai pu monter western et classique. J’ai beaucoup appris des deux disciplines, et je crois que c’est grâce à ça que je suis devenue la cavalière que je suis aujourd’hui. Je suis très reconnaissante pour la formation que j’ai reçue, qui continue de me suivre encore aujourd’hui, et je suis d’autant plus reconnaissante pour mes 2 coachs qui m’ont tant donné dans ma jeunesse.
Voici donc ce que j’ai appris du classique, du western, mais aussi de mes 2 instructeurs au centre équestre Jessy Dufresne!
CE QUE LE WESTERN M’A APPRIS
- La base
J’ai commencé à monter en western (comme bien des gens probablement!), donc cette discipline m’a évidemment appris bien des choses, notamment les bases de l’équitation. Les bases de l’assiette, des mains, des jambes, des différentes allures! Je pense que c’est l’idéal pour les jeunes qui commencent.
- Les différentes manoeuvres pour les cavaliers 1 à 4
Au fur et à mesure qu’on évolue dans nos cours, le western permet aussi d’apprendre les différentes manoeuvres et effets de rênes correspondant aux cavaliers 1 à 4. C’est super important pour l’entraînement de vos futurs chevaux. La cession à la jambe, les pivots, les pas de côté, les rênes d’appui, d’opposition, d’ouverture et plus encore!
- L’assiette à une autre vitesse que le classique
Le western travaille sur l’assiette différemment que le classique. En western, ça permet de travailler son équilibre et sa position à plus haute vitesse que le classique, avec une différente position de jambes. Je touche le sujet aussi pour le classique un peu plus loin dans l’article.
CE QUE LE CLASSIQUE M’A APPRIS
- L’importance d’avoir les mains douces et d’être ferme seulement lorsque c’est nécessaire
En classique, règle générale, on a toujours un contact dans la bouche du cheval en gardant nos rênes plus courtes. Ça m’a appris à avoir une main de fer dans un gant de velours! Cette leçon m’a suivie jusqu’à aujourd’hui, puisque j’ai conscience de l’action du mors dans la bouche de mon cheval, et ça me rappelle d’avoir les mains douces en tout temps, et d’être ferme seulement au besoin.
- L’assiette!
Je l’ai mentionné dans le western, mais je crois que j’ai appris la plus grande partie de l’assiette en classique! La selle étant moins encadrante, ça fait travailler d’autres muscles que dans une selle western et ça renforce notre position et notre équilibre. Je pense que monter classique pendant quelques temps est un excellent moyen d’améliorer son assiette pour le western!
- Le contrôle de la vitesse
En classique, la vitesse est moindre qu’en western la plupart du temps, mais il faut savoir la réguler pour atteindre le nombre de foulées demandé entre les obstacles, entre autres. Il faut aussi savoir ralentir et accélérer en douceur, tout en gardant l’impulsion. En gros, le classique nous apprend comment mieux avoir le contrôle sur la vitesse de notre cheval.
CE QUE LE CENTRE ÉQUESTRE JESSY DUFRESNE M’A ENSEIGNÉ
- Le plus important c’est d’avoir du plaisir
Une des leçons les plus importantes que j’ai apprises chez Jessy est qu’avoir du plaisir est toujours numéro 1. Évidemment, on veut que tout aille bien, on veut idéalement classer dans les compétitions ou que tout se passe comme prévu dans nos cours, mais ce n’est pas toujours le cas. C’est important d’avoir du plaisir quand même!
- Un bon esprit de travail : il y a toujours quelque chose à faire!
J’ai pris des cours et fait des camps de vacances dans ma jeunesse, mais j’ai aussi travaillé dans les camps quand j’avais 14-15 ans. Cette expérience m’a permis de me forger un bon esprit de travail! Ça m’a montré à travailler fort, à voir l’ouvrage, à trouver des tâches à faire ou des activités pour divertir les jeunes, entre autres. Je travaille toujours fort aujourd’hui et c’est beaucoup grâce à ça.
- Le cheval passe en premier
Les cours, les concours et les camps m’ont appris que le cheval passe toujours en premier. Je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde, mais pour moi, quand on finissait de monter, on s’occupait toujours du cheval avant de s’occuper de nous, et cette leçon me suit encore aujourd’hui. Quand on finit de monter, on désselle, on enlève les protections, on brosse ou on douche, on remet au box ou au champ, après vient notre tour si on veut aller se changer, se réchauffer l’hiver ou s’asseoir pour prendre une pause! Le cheval nous donne tout pendant notre monte, donc il mérite de passer en premier quand on a fini.
- Ce n’est jamais la faute du cheval
Cette leçon doit être comprise par tous les cavaliers. Les chevaux font ce qu’on leur demande. Si on demande de la mauvaise façon, c’est normal de ne pas avoir le résultat escompté. C’est à nous de savoir comment demander, pas au cheval à savoir répondre à nos demandes erronées! C’est toujours la faute du cavalier, donc il faut repenser nos actions avant de se fâcher et d’abandonner.
- Ne jamais abandonner
J’ai aussi appris à toujours continuer de bûcher, à ne jamais abandonner, à toujours se remettre en selle après une chute et réessayer! Ça ne fonctionne pas toujours du premier coup, et avoir quelqu’un qui nous coach pour nous pousser à continuer jusqu’à ce que ça marche, ça enseigne une leçon super importante qui reste avec nous pendant très longtemps.
- C’est complètement correct de monter classique et/ou western
Dans le monde des chevaux, je crois qu’il y a un peu de rivalité entre le classique et le western, avec des stéréotypes et des préjugés d’une discipline envers l’autre. Chez Jessy par contre, c’est totalement normal de prendre part à une discipline ou aux deux sans se faire juger avec ces stéréotypes. C’était comme ça quand j’y étais, ça doit encore l’être aujourd’hui! Ça contribue à réduire ces stéréotypes et préjugés dans le monde des chevaux à mon avis.
- La polyvalence
En lien avec le dernier point, avoir l’opportunité de monter classique et western enseigne la polyvalence et l’adaptabilité je crois. Ça permet de connaître les deux disciplines et d’être en mesure d’appliquer des notions d’une à l’autre, et selon moi ça crée des excellents cavaliers polyvalents et bien éduqués.
- Les concours écoles et inter-école m’ont appris à avoir un bon esprit d’équipe et de compétition
Compétitionner avec les chevaux du centre m’a permis de me faire une base solide pour compétitionner avec mon cheval. Ça m’a permis de me forger un bon esprit d’équipe et un bon esprit de compétition, pour me préparer aux hauts et aux bas de la compétition avec mon propre cheval qui apprenait encore sa job quand j’ai commencé avec lui. C’est un super moyen pour les jeunes et les moins jeunes d’apprendre avant d’avoir leur propre monture.
Voilà donc ce que j’ai appris du classique, du western, mais plus important encore, de Jessy et Isabelle au centre équestre Jessy Dufresne! Je me sentais nostalgique, ça m’a fait du bien de me rappeler autant de bons souvenirs en leur écrivant un petit hommage au travers de cet article. Si vous lisez ça, Jessy et Isa, sachez que je serai toujours reconnaissante pour tout ce que vous m’avez appris, je ne garde que des bons souvenirs de mes années de cours avec vous, et j’ai bien hâte de vous revoir!
J’espère que vous avez apprécié votre lecture! Je crois que j’ai plusieurs lecteurs qui montent ou ont monté chez Jessy aussi, laissez-moi savoir votre expérience dans les commentaires! Et si vous étiez aux camps de vacances à l’été 2014, j’ai probablement été votre monitrice 😉 Merci d’avoir lu, à la prochaine!

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