Le syndrome métabolique équin (SME) est une des choses principales ayant marqué mon année 2021. Au début de l’année dernière, j’ai appris (à mes dépens) que mon cheval en est atteint. Pour faire une histoire courte, mon cheval n’a pas beaucoup bougé pendant l’hiver 2020-2021, ce qui n’aurait pas vraiment d’incidence sur un cheval « normal », mise à part une prise de poids et une perte de muscles, sans plus. Par contre, puisqu’il est atteint du SME, il n’a pas cessé d’engraisser, jusqu’au point où il a fourbé au printemps 2021. Heureusement, il s’agissait d’une fourbure légère, prise en charge à temps et qui n’a pas causé de séquelles jusqu’à maintenant. Je me compte chanceuse, je me suis longtemps sentie coupable et comme si j’avais « brisé » mon cheval pour toujours, mais depuis qu’on a pris son SME en charge, il se porte beaucoup mieux, autant physiquement que mentalement.
Je tenais à partager cet article sur le SME car je trouve que c’est un sujet qui n’est pas beaucoup discuté dans le monde équestre au Québec et que c’est peu ou mal connu chez la plupart des gens. J’espère que d’en apprendre un peu plus sur le sujet permettra à d’autres qui, comme moi, avaient de la difficulté avec le poids de leur cheval et ne trouvaient pas les réponses à leurs questions. Par contre, n’utilisez pas cet article pour diagnostiquer votre cheval! Si vous trouvez que votre cheval a des signes du syndrome, téléphonez à votre vétérinaire, il ou elle pourra vous fournir l’expertise nécessaire pour diagnostiquer votre cheval.
LE SYNDROME MÉTABOLIQUE ÉQUIN
Le syndrome métabolique équin, en gros, est un dérèglement de la production en insuline et une distribution anormale des graisses, et c’est caractérisé par plusieurs signes cliniques et changements chez le cheval qui sensibilisent le cheval à certaines pathologies. Le syndrome se développe surtout chez les chevaux obèses ou en surpoids. La définition un peu plus scientifique va comme suit : « l’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas. En se fixant sur des récepteurs ancrés dans la membrane des cellules, elle permet l’entrée de glucose à l’intérieur de celles-ci. Lors de SME, l’insuline est produite mais n’a pas d’effet sur les récepteurs des cellules. Le glucose s’accumule alors dans la circulation sanguine et lymphatique. »
Les signes et symptômes
Les principaux signes et symptômes/complications du SME sont le dérèglement de la production en insuline (qui peut être détecté par un test sanguin effectué par un vétérinaire), les accumulations de graisse à des endroits spécifiques, la fourbure et l’obésité. Les accumulations de graisse sont généralement présentes sur le haut du cou, derrière les épaules, sur les côtes, sur le garrot et à la base de la queue. Le syndrome se développe généralement chez les chevaux de 5 à 16 ans, et est plus commun chez les poneys, les Saddlebreds, Tennessee Walkers, Paso Fino, Morgan, Mustang et Quarter Horse.
Pour plus d’informations sur ces signes et symptômes, je vous invite à cliquer sur les sources à la fin de l’article.
Les traitements
Le principal traitement pour le SME est de contrôler l’alimentation du cheval et d’augmenter son niveau d’exercice, dans le but de contrôler son poids. De cette manière, c’est facilement gérable, du moins, dans mon cas. Ma vétérinaire m’a parlé qu’il existe de la médication pour le SME, par contre, que rien n’a vraiment été prouvé comme 100% efficace, ou sinon, ça coûte une fortune. La médication serait seulement utilisée dans les cas où contrôler l’alimentation et augmenter l’exercice ne suffit pas.
Pour contrôler l’alimentation d’un cheval atteint du SME, il faut limiter la quantité de fourrage et, idéalement, nourrir un fourrage pauvre en sucre/glucides. Il faut éviter de faire brouter le cheval sur du gazon (surtout en fin d’après-midi quand le taux de sucre est élevé dans la plante), et s’assurer de donner des vitamines et minéraux dans l’alimentation par un supplément faible en calories et en sucre (par exemple, AminoTrace+ de MadBarn ou Equine Super Diet d’Equistro). Il faut aussi éviter les gâteries, qui sont souvent très sucrées, et même certains fruits et légumes. On m’a suggéré le céleri, qui peut servir de gâterie chez les chevaux SME car c’est un légume pauvre en sucre, mais malheureusement, mon cheval est trop difficile et il refuse de le manger! Ça reste une bonne alternative pour les chevaux qui ne sont pas aussi difficiles que le mien.
Il est recommandé de faire analyser le foin qu’on donne aux chevaux atteints du SME pour déterminer la quantité de NSC (non-structural carbohydrates), et, idéalement, nourrir un foin qui en contient moins de 10%. Je vous recommande de voir avec votre vétérinaire ou avec un/une nutritionniste équin si les suppléments que vous donnez à votre cheval lui conviennent s’il est atteint du SME, pour vous assurer de ne pas nourrir des aliments qui pourraient lui causer du tort.
Ce qu’il faut retenir
Le SME se retrouve chez des chevaux obèses et les rend très à risque de fourbure, et une fois qu’un cheval a fourbé, il est à risque de refaire des crises. La prise en charge rapide et le contrôle de l’alimentation sont donc primordiaux. Le cheval atteint du SME aura besoin qu’on contrôle son alimentation et son niveau d’exercice tout au long de sa vie, mais le SME n’est pas un syndrome grave une fois qu’il est pris en charge et contrôlé.
Si vous croyez que votre cheval en est atteint, contactez votre vétérinaire. Il ou elle pourra vous conseiller et vous donner un diagnostique approprié.
J’espère que vous en aurez appris un peu plus sur le syndrome métabolique équin! Je vous invite à consulter les sources ci-dessous pour plus d’informations. Si jamais vous avez des questions sur mon expérience avec le SME, n’hésitez pas à m’écrire sur ma page Facebook ou sur Instagram! Il me fera plaisir de vous partager mon expérience plus en détails.
Sources

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