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La situation des photographes au Westferia 2026

Une situation un peu délicate se déroule depuis la fin du WestFeria Gymkhana le weekend dernier. Comme j’ai de la difficulté à garder le silence sur les situations qui me semblent injustes, j’ai cru bon d’en faire un résumé et une petite analyse. Je ne nommerai pas de noms, ce n’est pas nécessaire.

Si vous avez manqué les quelques publications qui ont fait le tour de Facebook hier et aujourd’hui, en gros, le WestFeria avait embauché une photographe officielle pour l’événement du weekend dernier. Elle avait donc, selon toute vraisemblance, le mandat de prendre les photos autant des riders dans le manège que les photos plus « corpo », soit les images des gagnants, des prix, des membres de l’organisation et des autres parties prenantes de l’événement.

Cependant, à l’entrée de l’événement, on a laissé entrer deux autres photographes, qui se seraient clairement identifiés comme tel. Pour ceux qui ne connaissent pas, le site de compétition à Sorel est clôturé, donc pour y accéder, on doit passer par l’entrée et payer un bracelet, ce que les photographes ont fait. L’une des deux photographes a mentionné qu’elle avait son appareil au cou à l’entrée et a dit être photographe. L’autre a dit qu’on lui a même permis d’aller dans le manège pour prendre des photos.

Bref, tout s’est déroulé normalement, jusqu’à dimanche soir ou lundi matin, quand une publication d’une personne qui était peut-être un organisateur (je ne peux pas confirmer, car je ne retrouve plus la publication) a été publiée sur Facebook. Il y mentionnait que c’était inacceptable que des photographes se soient présentés lors de l’événement alors qu’il y avait une photographe officielle, que c’était un manque de respect, et que la photographe officielle était engagée par Cheval Québec et fournissait les photos gratuitement aux cavaliers, donc que c’était pas correct que d’autres photographes viennent prendre des photos pour les vendre.

Les photographes ont donc réagi sur leurs propres Facebook, et ils se sont vus obligés de retirer leurs photos, même si une des photographes prend des photos et ne les vend même pas, elle les publie gratuitement pour les riders.

Ces deux photographes ont donc perdu un weekend de temps à un événement auquel on les a laissés entrer, puis ensuite interdit de publier les images prises.

Il semble y avoir eu un manque de communication à travers l’organisation de l’événement quant aux photographes. Pour qu’on laisse entrer deux personnes, qui ne sont pas la photographe officielle de l’événement et qui s’identifient clairement comme des photographes, qu’on ne les avertisse pas pendant toute la durée de l’événement sur le fait qu’ils n’ont pas le droit de prendre des photos ou de les publier, qu’on en laisse même un entrer dans le ring pour prendre des photos, il faut vraiment qu’il y ait un gros malentendu sur le fonctionnement du contrat de photographie de l’événement.

Une simple affiche à l’entrée disant que les appareils photo professionnels ne sont pas permis, ou qu’il y a une photographe officielle de l’événement donc que les autres ne sont pas admis, aurait suffit pour éviter tout cela. Un avertissement par un membre de l’organisation aux photographes non-officiels aurait pu suffire pour qu’ils respectent le fait qu’une photographe était déjà attitrée à l’événement. Ce qui me chicotte, c’est qu’on les a laissés faire tout le weekend, pour qu’ensuite ils se fassent « call out » sur Facebook, et qu’on les oblige à retirer leurs images.

Mais, je n’étais pas au Westferia cette année, donc y avait-il des affiches ou une communication que j’aurais manquées à ce sujet? Pas impossible.

Vous en pensez quoi vous? Trouvez-vous ça correct de la part de l’organisation? Ou leur manque de rigueur à ce niveau ne devrait pas résulter en une interdiction aux deux photographes de publier leurs photos? Ou au contraire, pensez-vous que les photographes auraient dû s’abstenir et qu’ils auraient dû savoir, comme c’est un événement officiel de Cheval Québec?

Ma conclusion à moi en tout cas, c’est que tout ça aurait pu être évité simplement par une communication plus efficace et rigoureuse quant aux photographes permis ou non. Ça aurait pu sauver bien du temps et de la frustration à toutes les parties impliquées. J’ose espérer qu’au bout du compte, tous aient pu apprendre quelque chose de cette situation et qu’elle ne se reproduira pas.

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